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Epargne sociale : fonds ISR, investissement socialement responsable

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L’engouement de ces dernières années pour les comportements que l’on appelle « socialement responsables » est de plus en plus marqué. On le voit avec la croissante importance des partis politiques écologiques, avec la communication des entreprises qui vantent leurs mérites écologiques ou avec bien sûr, les nombreuses alertes de la communauté scientifique sur les changements climatiques. Dans ce contexte est apparu des nouveaux produits financiers, qui proposent aux éventuels investisseurs de miser sur des entreprises qui répondraient à des critères éthiques : ils relèvent de la finance éthique. Il existe de très nombreux fonds d’investissements « responsables », mais leur manque de transparence n’est pas propice à attirer les amis de José Bové…  Qui prouve à l’épargnant que ces fonds sont véritablement responsables et éthiques ? Les acteurs financiers ont une responsabilité envers le bien être de tous, qu’il soit écologique, social ou éthique, de par les choix d’investissements qu’ils font : investir dans une entreprise d’extraction de pétrole n’a pas le même impact pour le réchauffement climatique qu’investir dans une entreprise fabricante d’éoliennes ou de panneaux solaires, n’est ce pas ?

Les fonds ISR

Pour répondre à cette demande croissante d’investissements responsables, les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable) ont été créés. Ils sont nombreux, je vous l’ai dit, et possèdent de nombreuses variantes. Il faut savoir que n’est pas fond ISR qui veut. De nombreux fonds environnementaux, qui privilégient un aspect du développement durable plutôt qu’un autre, ne sont pas ISR : les fonds, pour être ISR, doivent répondre aux critères ESG : éthique, social et gouvernance d’entreprise, en plus bien sûr, des critères environnementaux. Les fonds ISR sont la partie financière du développement durable, on parie ici sur le très long terme. Ces fonds se doivent bien sûr d’être rentables, comme n’importe quel autre fonds, prouvant au passage qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre le social et le profit. La conviction profonde des investissements ISR est que les entreprises soucieuses de répondre aux critères ESG sont moins risquées, assurant des performances financières plus pérennes.

Critères ESG

Les critères extra-financiers, qui ne concernent pas immédiatement la mesure du risque et du profit éventuel que l’on peut en tirer sont, dans les fonds ISR, fondamentaux, étant leur raison même d’exister. Le problème de ces critères, pourtant essentiels, est leur trop grande subjectivité : ce n’est pas facile de mettre des chiffres sur de l’éthique ou le social ! Pour mesurer avec plus de précision, chaque critère regroupe en fait une multitude de plus petits critères, qui eux, sont parfaitement mesurables.

  • Critère éthique : Est-ce que l’entreprise est respectueuse des droits de l’homme ?
  • Critère social : est ce qu’il existe une préoccupation avec le bien-être des salariés ?
  • Critère gouvernance : est-ce que l’entreprise est bien dirigée ?
  • Critère environnemental : est ce que l’entreprise n’a pas ravagé une forêt pour y installer des hôtels ?

Comme vous pouvez le voir, il existe un grand flou dans ces critères. C’est pourquoi il existe des agences de notation, spécialisées en analyses extra-financières (BMJ ratings, par exemple). Les analystes ISR vont attribuer une note, le score ESG, pour déterminer si l’entreprise peut-être considérée comme étant socialement responsable, ou pas. Ces agences viennent noter l’entreprise à la demande même de l’entreprise, ce n’est pas une  imposition de l’état. Les sociétés estiment ainsi qu’elles ont tout intérêt à être bien notées, selon ces nouveaux critères, leur apportant une image de société responsable.

Loi NRE : Nouvelles Régulations Economiques

Cette Loi, appliquée depuis  2003, « a pour objectif de réduire les effets néfastes des dysfonctionnements internes et de la mondialisation ». Les entreprises françaises cotées devront ainsi présenter chaque année, en plus des informations comptables et financières, des informations sur les conséquences sociales et environnementales de leurs activités. On le voit, cette Loi recoupe les objectifs des critères ESG, mais souffre de plusieurs défauts : il n’y a pas de sanctions pour les entreprises qui ne communiquent pas et ne sont pas transparentes, il y a un manque de dispositifs qui contrôlent les informations extra-financières, pas de définition précise du périmètre à étudier.

En bref, c’est une Loi pleine de bonnes intentions, mais sans aucune application pratique, d’où l’utilité d’un label ISR ! L’Etat est bien trop frileux encore au niveau de ses exigences éthiques et sociales vis-à-vis des entreprises. Gageons que la Loi dite « Grenelle II » saura combler ces exigences. Elle est du moins sur le papier, beaucoup plus ambitieuse !

Label ISR Novethic

Pour y voir un peu plus clair, surtout du coté des particuliers investisseurs qui n’y comprennent finalement pas grand chose à tout ces mots compliqués (moi le premier, vous n’imaginez pas le travail de recherche derrière pour venir ici expliquer !), un label a été créé, par Novethic. Les fonds ISR affichant ce label vous donnent une garantie et une confiance non négligeable, vous êtes un peu plus assurés que votre argent sera bien investi dans des sociétés « socialement responsables ». Il ne faut pas confondre ce label avec le label plus ancien, le label Finansol, qui lui ne s’occupe que d’assurer aux épargnants que leurs placements contribuent à des activités génératrices d’utilité sociale.

La communication des banques actuelle sur leurs fonds ISR est encore trop abstraite, même si beaucoup d’efforts ont été faits ces derniers temps. Il est difficile pour un client de voir les bénéfices concrets de tels fonds. En clair : on nous dit que c’est « ISR », mais nous, clients, aimerions savoir combien d’emplois ont été sauvegardés, combien d’arbres ont été replantés, et ainsi de suite. Bien sûr, une telle exigence est plutôt compatible avec des fonds thématiques, nous y reviendrons. Il ne faut pas oublier que le terme « ISR » est généraliste : le label le montre bien, il ne sert qu’à assurer aux clients que l’investissement est bien socialement responsable. C’est à la banque par la suite de communiquer sur les bénéfices sociaux et environnementaux de son fonds, d’en faire la publicité.

Novethic est une filiale de la Caisse des Dépôts (détenue à 100% par l’Etat, rappelons-le), « un centre de recherche sur la Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises (RSE) et l’Investissement Socialement Responsable (ISR) et un media expert sur le développement durable ».

Novethic est donc aux premières loges de la légitimité pour attribuer un label ISR. Le label a été lancé le 29 septembre 2009. Pour obtenir le label, les fonds doivent à 90% faire l’objet d’une analyse portant sur les critères ESG, doivent publier une description pédagogique des processus ISR de gestion, un rapport extra-financier régulier, avec l’intégralité des lignes du portefeuille, datant de moins de 6 mois. Le label est attribué pour un an : chaque année, les fonds sont à nouveau examinés, pour se certifier qu’il n’y a pas eu de dérive pendant ce laps de temps.

Je ne sais pas si on peut changer la face du monde avec les fonds ISR, mais je suis sûr que ça ne peut pas faire de mal. Les investissements socialement responsables sont en pleine expansion, avec une forte croissance d’une année sur l’autre. Ils représentent désormais 2% des actifs de la gestion collective en France, pesant en encours quelques 30 milliards d’euros en 2008.

Approches de l’Investissement Socialement Responsable

Il existe plusieurs formes d’envisager l’ISR, suivant la composante que le fonds privilégie. On l’a vu, il n’existe pas un fonds ISR, mais des fonds ISR, proposant chacun des engagements et des responsabilités différents. Ces différentes approches ne sont pas nécessairement ISR : une entreprise peut très  bien répondre au critère simple de ne pas être dans l’industrie de l’armement (éthique), et ne pas répondre au critère social (fermeture d’une usine injustifiée).

Fonds thématiques

Dans les fonds thématiques, l’objectif ISR est facilement identifiable. L’investisseur prend un fonds « écologique » par exemple, qui va investir dans des entreprises respectueuses de l’eau, ou du développement durable. D’autres fonds thématiques vont concerner d’avantage les critères sociaux, comme par exemple les entreprises spécialisées en microfinance, octroyant des microcrédits solidaires aux entrepreneurs individuels au chômage. Il y en a pour tous les goûts, à vous de choisir selon votre conscience et votre préférence : vous pouvez très bien vous dire qu’un fonds pour le développement du microcrédit est moins rentable qu’un fonds respectueux de l’environnement, mais que ça en vaut la chandelle ! Ces fonds ont le gros avantage d’être plus accessibles pour les investisseurs particuliers, qui saisissent mieux les enjeux derrière leur fond d’investissement socialement responsable.

Les fonds thématiques sont plus risqués en matière d’investissement, de par leur plus grande volatilité : les thématiques sont très associées à un effet de « mode », et peuvent avoir beaucoup de succès une année, puis être totalement oubliées l’année suivante.

Fonds d’exclusion, fonds éthiques

Ces fonds ne sont pas encore très répandus en France, mais sont très courants dans les pays anglo-saxons. Ils sont en général associés à des fonds de congrégations religieuses, qui ne veulent pas s’associer à des entreprises contraires à leurs principes. Les entreprises d’armement, de sexe, de tabac ou de jeu sont ainsi interdites. La finance islamique est par exemple, sur ce point, très attachée aux fonds éthiques.

Approche activiste, engagement actionnarial

Les fonds d’investissement achètent des actions des entreprises, où elles investissent. Et en tant qu’actionnaires, elles ont le droit de vote en assemblée des actionnaires. Elles peuvent ainsi exiger que l’entreprise prenne des décisions conformes aux critères ESG, et aller plus loin, par des positions en faveur de l’environnement, du social…  Il existe également des fonds ISR qui ne sont pas investis en actions, mais en obligations ou en monétaire, pour ceux qui sont plus frileux avec le marché boursier et qui n’aime pas trop jouer en bourse.

Approche solidaire : fonds de partage

Ici, une partie des gains sont tout simplement redistribués à des organisations caritatives, à des ONGs. C’est ce qu’il y a de plus facilement mesurable, mais comme d’habitude, ce n’est pas si simple de savoir si les organisations caritatives font bon usage de tout notre argent…

Best in class : fonds de développement durable

C’est la méthode de gestion la plus répandue en France. Ce sont des entreprises qui sont choisies pour leurs efforts, tant en performances financières qu’en développement durable. Ici, une entreprise pétrolière peut être choisie, si elle possède une bonne notation.

Quelles idées pour le futur de l’ISR ?

Le BarCamp nous a permis de discuter un peu de l’ISR, entre simples particuliers et professionnels de la finance, et, bien sûr comme à chaque BarCamp, plusieurs idées ont été débattues, afin de faire évoluer dans le bon sens la finance responsable. Une des bonnes évolutions serait de s’approcher de plus en plus des principes pour l’investissement responsable, lancés par l’ONU en 2006.

Principes pour l’investissement responsable

6 principes définissent l’investissement responsable, que tout investisseur devrait prendre en compte, et surtout, appliquer. Ces principes se traduisent par des actions concrètes.

  • Les décisions d’investissement  doivent intégrer les facteurs Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance  (ESG).
  • Les actionnaires sont actifs, et leurs politiques et pratiques doivent intégrer les facteurs ESG.
  • Exigence de transparence et de transmission d’information de la part des entités où sont investis les fonds.
  • Promouvoir et diffuser ces principes dans l’industrie de l’investissement.
  • Travailler ensemble pour accroître l’efficacité dans leur mise en application.
  • Rendre compte des activités et des progrès dans cette mise en œuvre

Fonds souverains ISR ?

Cette question est très intéressante. Il semble judicieux d’exiger à l’Etat de s’obliger à investir « éthique », et d’au moins adhérer aux fonds ISR. Ceci serait un signal fort de confiance envers les fonds ISR pour les investisseurs particuliers ou les entreprises : oui, on peut être ISR et être aussi performant qu’un fond classique d’investissement. De plus, l’Etat a un devoir moral d’investissement responsable. Actuellement, la France et son fond stratégique d’investissement, qui est assimilé à un fond souverain, n’ont pas de préoccupation particulière avec l’ISR.

Epargne salariale ISR ?

L’Etat pourrait obliger l’épargne salariale à avoir une composante ISR. Si en plus il y a des incitations fiscales qui favoriseraient ce type d’investissements, c’est tout bénéfice. Il existe par ailleurs déjà certains fonds profitant d’une incitation fiscale, ce qui améliore leur performance.

Titrisation des emprunts des collectivités

Aux Etats-Unis, les collectivités permettent la titrisation de leurs emprunts. On peut donc acheter une « part » de l’emprunt, et donc recevoir les remboursements, avec les intérêts qui vont avec. Ce type d’emprunt pourrait parfaitement vu dans une perspective d’investissement socialement responsable, les collectivités trouvant une source potentielle de financement, pour réaliser des projets écologiques, sociaux, qui relèvent de l’ISR dans son sens le plus large.

On le voit, l’investissement socialement responsable a de beaux jours devant lui, avec beaucoup de bonnes idées pour son développement. Le principal obstacle aujourd’hui est le manque d’information du public. Les banquiers eux-mêmes ne savent pas encore trop ce qu’est l’ISR, ayant du mal à répondre aux éventuelles questions des éventuels épargnants.

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Written by Source : Blog Crédit Immobilier (pret-credits.fr)

September 4th, 2010 at 10:02 pm

Earthship, la maison écologique par excellence

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L’Earthship est le fruit d’un concept tout à fait idéaliste. Si les habitations ordinaires se limitent à entreprendre des travaux d’économie d’énergie comme l’installation de panneaux solaires ou de récupérateur d’eau de pluie, cette construction s’inscrit dans un entier respect de l’environnement dès sa conception. Non seulement l’Earthship est conçu à partir de matériaux recyclables, mais il est aussi auto-suffisant en énergie.

L’Earthship, une maison à faible coût

L’origine du Earthship remonte aux années 70. Initié par l’architecte américain Mike Reynolds, ce type d’habitat signifiant « vaisseau de terre » est sans nul doute la solution la plus intéressante et efficace face au réchauffement climatique. Si les Etats-Unis ont vu naître ce concept innovant, les earthships investissent désormais la planète entière. Le principe de cette maison écolo peut se résumer en quelques mots : tout est recyclable.

L’Earthship permet à la fois de respecter l’environnement et de préserver son budget. En effet, elle est entièrement construite à partir de matériaux naturels et recyclés. Du bois aux pneus usagés, tout est utilisable pour la construction des murs et des cloisons. L’idée est aussi de maximiser l’utilisation des ressources naturelles. Grâce au soleil, on peut éclairer l’habitat en édifiant une grande baie vitrée en guise de mur frontal. Pour cela, le recyclage de verre est une excellente option.

Une maison autonome en ressources et en énergie

L’Earthship fournit presque tout à ses occupants. Les énergies renouvelables représentent certainement le plus gros investissement de la maison, mais les économies réalisées sont considérables sur le long terme. Plus de factures à payer ! Eolienne, solaire ou autre, chacun a le choix. Pour optimiser la performance thermique de l’habitat, les isolants écologiques sont d’une aide précieuse. D’ailleurs, l’Earthship se prête à l’expérimentation de la toiture végétale.

Pour aller plus loin dans l’autosuffisance, le concept de l’Earthship intègre une plantation à l’intérieur même de la maison. La baie vitrée peut en effet servir de serre. Les occupants peuvent y cultiver diverses plantes destinées à leur alimentation. Pour économiser l’eau, l’installation d’un récupérateur d’eaux de pluie raccordé aux canalisations de la maison est nécessaire. Ces eaux seront affectées à différents usages comme la vaisselle, la douche et la lessive. En somme, l’Earthship concilie autonomie, écologie et économie. Une solution qui a tout bon !

Les éco-matériaux, pour construire sainement

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Les éco-matériaux, garants d’une construction immobilière saine et écologique

Un habitat durable implique l’utilisation d’éco-matériaux. Que ce soit pour la construction ou la rénovation d’une maison, ce type de matériau s’inscrit dans l’édification d’un bâtiment répondant aux normes « Haute Qualité Environnement ». Constructeur ou propriétaire, vous trouverez dans le commerce une multitude de produits plus écologiques pour votre maison.

Les éco-matériaux pour une construction responsable

Choisir des éco-matériaux pour son habitat, c’est s’impliquer dans une démarche citoyenne. L’utilisation de tels matériaux est envisageable aussi bien pour la construction que la restauration d’une maison. Les avantages sont nombreux : réduction de l’empreinte écologique, lutte contre le réchauffement climatique, économie d’énergie grâce aux caractéristiques thermiques des matériaux, etc.

Des matériaux écologiques aux performances exceptionnelles

Les éco-matériaux cumulent les bons points. Tout d’abord, ils sont faciles à entretenir. Etant spécialement conçus pour durer dans le temps, ils possèdent une longévité importante. D’un point de vue esthétique, ces matériaux respectent le code de l’urbanisme. En effet, leur aspect est similaire à ceux des matières habituellement utilisées dans la construction.

Ces matériaux sont également bénéfiques sur le plan sanitaire. Le risque d’impact négatif sur la santé est en effet moindre, voire inexistant. De même, ils sont recyclables et offrent le privilège d’utiliser à bon escient les ressources naturelles comme la chaleur du soleil. Vous pourrez ainsi économiser sur le chauffage et la climatisation.

Un grand choix d’éco-matériaux disponible sur le marché

Les éco-matériaux regroupent tous les produits écologiques utilisés dans la construction, de la conception à la finition de l’habitat. Pour les gros œuvres, vous avez le choix entre le bois, le chanvre ou encore la botte de paille. Le monomur rencontre aussi un succès fulgurant. Fait de brique en terre cuite, ce matériau possède des propriétés isolantes, tant thermique que phonique.

Une fois l’ossature de la maison terminée, les isolants permettent de réguler la température ambiante à l’intérieur de l’habitation. Le chanvre, la laine, la fibre de bois ou encore le liège sont autant de matières écologiques intéressantes. Si la maison présente des étages ou se trouve en bord de rue, les isolants phoniques s’avèrent d’une grande aide. Pour la finition, la peinture naturelle est de mise. Quant au sol et au mur, les revêtements en coco, en bambou ou en sisal concilient à merveille écologie et décoration.

Written by Source : Ventes Immobilieres : blog Immobilier

September 4th, 2010 at 10:02 pm