Catégorie Grenelle de l'environnement
Immobilier écologique : Nucleus, un boitier intelligent pour alléger votre facture énergétique
Réaliser un devis de diagnostic immobilier (DPE, diagnostic électrique, etc.), renforcer l’isolation de son logement ou encore opter pour une source d’énergie renouvelable (panneau solaire, éolienne, etc.), les particuliers disposent de bon nombre de moyens pour réduire leur facture énergétique. Cheval de bataille du Grenelle de l’Environnement mais également véritable tendance immobilière, les logements économes en énergie et appliquant une consommation raisonnée pourront bientôt compter sur un allié supplémentaire : le Nucleus.
Développé par le groupe américain General Electric, le Nucleus pourrait bien venir suppléer le diagnostic immobilier DPE dans sa quête de la consommation énergétique intelligente. De taille relativement réduite (10 centimètres de haut environ), le Nucleus est un petit boitier qui vient se brancher sur une prise électrique. Une fois installé, le boitier collectera tout un ensemble de données liées à la consommation du logement (énergie actuellement consommée, détail des postes de dépense, mise en mémoire de la consommation enregistrée lors des 3 dernières années, etc.) afin de permettre une gestion raisonnée de cette dernière.
Muni d’un port Ethernet et de systèmes de transmission sans fil (notamment Wifi), Nucleus ne se contente donc pas de recueillir des informations mais, et c’est bien là son véritable « atout sur la concurrence », les communique également sur l’ordinateur ou le téléphone portable de l’utilisateur. Connecté en temps réel avec la consommation énergétique de son logement, le particulier pourra ainsi se livrer à une gestion énergétique performante de son habitat en analysant par exemple l’implication réelle de chacun de ses appareils électriques.
Prochainement commercialisé aux Etats-Unis par le pôle Ecomagination de General Electric, le Nucleus devrait coûter entre 116 et 155 euros mais ne pourra toutefois être utilisé qu’au sein d’un bien immobilier déjà équipé d’un compteur électrique intelligent. Véritable outil de diagnostic électrique personnel, le boitier pourrait même, à terme, faire office de plateforme de commande en étant directement connecté à des appareils électroménagers spécialement adaptés.
Source: Le diagnostic immobilier
La baisse des prix de l’immobilier touche à sa fin
C’est en tous cas le résultat d’une enquête réalisée par le bureau d’études économiques sectorielles, Xerfi.
Selon ses experts, les transactions dans l’ancien vont redémarrer doucement d’ici à l’an prochain, grâce au retour des secundo-accédants, à l’amélioration – encore toute relative – de la conjoncture économique, et aux conditions de financement, qui vont rester très favorables.
Mais, selon Xerfi, le marché sera loin d’atteindre des sommets, car les effets de la récession vont se prolonger pendant encore deux ans.
Du côté de l’immobilier neuf, les deux années à venir seront également difficiles, prévoit Xerfi. À en croire le bureau d’études, l’offre sera au plus bas, et les transactions, en recul, jusqu’à la fin 2011.
Globalement, les transactions vont repartir et retrouver leur niveau des années 90, soit près de 700 000 par an. Les prix, en revanche, vont se maintenir à un haut niveau. Pourquoi ? Les ménages ont toujours autant envie d’accéder à la propriété, le décalage entre l’offre et la demande va persister et, enfin, les taux d’intérêts vont rester bas.
Par ailleurs, Xerfi prévoit une forte remontée des prix du neuf, en raison notamment de la rareté des ressources et de la hausse croissante des nouvelles normes de construction et d’isolation issues du Grenelle de l’environnement. Ainsi, à l’horizon 2015, l’attractivité du marché de l’ancien devrait se renforcer tandis que celui du neuf pourrait traverser des phases de croissance molle jusqu’en 2011.
Source : Meilleurtaux
La Fédération française du bâtiment crée le premier syndicat solaire
Si les particuliers devront très prochainement se mettre à l’heure du Grenelle de l’environnement en procédant notamment, le cas échéant, à la rénovation thermique de leur biens immobiliers, il en va de même pour les professionnels du bâtiment. Afin de répondre au mieux aux dispositions prévues par le Grenelle, la Fédération française du bâtiment (FFB) a donc pris les devants en annonçant, ce vendredi 25 juin 2010, la création du Groupement des métiers du photovoltaïque (GMPV).
Réunis à Lille à l’occasion du Congrès annuel de la Fédération française du bâtiment, les professionnels du secteur ont assisté, ce vendredi 25 juin, à la naissance du premier syndicat entièrement dédié à l’énergie solaire et au développement des panneaux photovoltaïques : le GMPV. L’annonce faite en présence de Valérie Létard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, a de quoi susciter l’approbation de tout un secteur d’activité puisqu’elle devrait permettre aux professionnels de la construction et de l’immobilier d’aborder le virage imposé par le Grenelle de l’environnement dans les meilleures conditions possibles.
Pleinement opérationnel dès le mois de septembre prochain, le Groupement des métiers du photovoltaïque (GMPV) concentrera son activité autour de deux axes principaux : le développement de la part des énergies renouvelables (grâce notamment à la démocratisation du panneau solaire) dans la consommation énergétique totale de la France (objectif de 23%) et la formation des professionnels dans le domaine du photovoltaïque. Sur ce dernier point, outre l’accent mis sur la formation, le GMPV espère accroître la maîtrise et les performances des futures installations photovoltaïques en mettant sur pieds toute une série de certifications.
Se félicitant de cette initiative, Valérie Létard, Secrétaire d’Etat au Développement durable mais également marraine du projet, soulignait que « ce nouveau groupement permettra de répondre justement aux attentes générées par le Grenelle. Il permettra aussi aux différents corps de métiers -électriciens, couvreurs, étancheurs, climaticiens, métalliers- de mieux travailler ensemble et de mieux répondre aux exigences des consommateurs, particuliers ou entreprises ».
Un dispositif dédié à l’éco-rénovation des copropriétés sera expérimenté
Grenelle de l’environnement oblige, les démarches de rénovation énergétiques au sein de l’immobilier sont aujourd’hui plus que jamais d’actualité. Des démarches louables voire nécessaires que bon nombre de copropriétés ont pourtant encore du mal, sinon à entreprendre, tout au moins à appréhender. Face à cette situation, le Club de l’Amélioration de l’Habitat se propose d’expérimenter divers dispositifs auprès de copropriétés témoins.
Loin de vouloir changer les mentalités, le Club de l’Amélioration de l’Habitat entend bien promouvoir la rénovation énergétique auprès des copropriétés, notamment celles utilisant le chauffage collectif (soit 2,2 millions de logements). L’association regroupant des fédérations de professionnels, des entreprises du bâtiment, des fournisseurs d’énergie, des organismes d’Etat ou encore des banques, s’est attelée à un travail de longue haleine afin de susciter une prise de conscience sur l’intérêt de procéder à des travaux d’éco-rénovation. La tache est grande tant le parc de copropriétés françaises affiche une consommation d’énergie bien supérieure aux recommandations du Grenelle (80% d’entre elles ont en effet été construite avant 1974, année d’entrée en vigueur de la 1ère réglementation thermique).
Si les copropriétés présentent un bilan énergétique inadapté au regard du Grenelle (230 kWh par m² et par an), propriétaires comme syndics sont pourtant nombreux à ne pas envisager la réalisation de travaux de mise en conformité. Méconnaissance, manque de financement ou encore simple désintérêt, les raisons en sont multiples et semblent peser plus lourd que l’évocation d’une éventuelle économie d’énergie. Tous ne sont toutefois pas si détachés de ces préoccupations tant écologiques qu’économiques, certains syndics de copropriété appelant même à la création d’un dispositif spécialement adapté à leur situation. C’est ce dispositif que le Club de l’Amélioration de l’Habitat se propose d’expérimenter auprès d’une dizaine de copropriétés.
Ne s’agissant pour l’heure que d’un simple projet, le dispositif imaginé par cette association représentant l’ensemble des acteurs de la rénovation pourrait prendre la forme d’un audit suivi de recommandations en matière de travaux. Contrairement aux audits déjà existant qui se contentent bien souvent d’évaluer le seul chauffage collectif, ce dispositif conçu et spécialement adapté aux copropriétés, devrait établir un diagnostic sur un plus large panel d’éléments : isolation et ventilation du bâtiment, installation de chauffage, etc. Le Club de l’Amélioration de l’Habitat prévoie également de joindre à cet audit un dispositif de financement de travaux ainsi qu’une estimation des performances énergétiques générées par une éventuelle mise en conformité.
Le Crédit Foncier ouvre une école de l’immobilier
Se former aux différents métiers de l’immobilier, voilà ce que propose désormais le Crédit Foncier. En annonçant ce mardi 15 juin l’ouverture de son Ecole nationale du financement immobilier (ENFI), le groupe bancaire entend bien adapter les compétences des professionnels à un secteur d’activité complexe et en constante évolution.
Transaction immobilière, administration de biens, syndic de copropriété, financement immobilier mais également estimation de bien immobilier, les domaines d’intervention de l’école créée par le Crédit Foncier couvriront pas moins de 11 métiers liés à l’immobilier. Selon son président, Christian Miglietti, l’Ecole nationale du financement immobilier (ENFI) a pour objectif de « participer à une professionnalisation accrue des acteurs du secteur en mettant à leur disposition l’expertise historique acquise par le Crédit Foncier ». Un président à la double casquette puisque Christian Miglietti est également le Directeur général adjoint du Crédit Foncier.
Pas d’étudiant fraichement bachelier, pas de nouveaux diplômés souhaitant étoffer leur BTS, DUT ou Master, cette école-entreprise s’adresse aux professionnels désireux d’accroître leur savoir-faire ou de s’initier à de nouveaux domaines de compétences. Pas question d’ailleurs d’employer ici le terme d’étudiant, le Crédit Foncier lui préférant celui de collaborateur, voire de client. L’ENFI leur proposera diverses formules d’apprentissage (stages, séminaires, conférences, etc.) élaborée sur-mesure en fonction du profil de chacun et au cours desquelles des intervenants extérieurs seront amenés à prendre la parole.
Se voulant être la « seule école-entreprise dédiée à la finance de l’immobilier », l’ENFI peut également s’appuyer sur des partenariats passés avec l’Université Dauphine (dont les étudiants organisent chaque année les « Foulées de l’Immobilier ») et le Centre de Formation de la Profession Bancaire (CFPB).
Son ouverture tout juste officialisée, l’ENFI propose dès à présent des stages et séminaires portant sur divers sujets d’actualité. Les professionnels intéressés pourront ainsi participer, le 15 septembre prochain, à un séminaire intitulé « comment concilier les exigences du Grenelle de l’environnement avec votre stratégie patrimoniale » ou encore suivre un stage, le 4 octobre, sur « les fondamentaux du financement de l’immobilier des particuliers ».
Eco-immobilier : EDF et constructeurs s’associent pour promouvoir l’économie d’énergie
Un accord lie désormais le Ministère de l’Ecologie, les professionnels du bâtiment et EDF. Entrant dans le cadre du Grenelle de l’environnement, ce partenariat conclu en début de semaine a pour objectif de développer considérablement la formation des professionnels du secteur de la construction et de l’immobilier en matière d’économie d’énergie.
Si l’une des résolutions majeures du Grenelle de l’environnement est la réduction, d’ici à 2020, de 38% de la consommation énergétique de notre parc immobilier, celle-ci passe nécessairement par une formation adaptée des professionnels du secteur en la matière. Dans cette optique, le ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Jean-Louis Borloo, a officialisé ce lundi 14 juin 2010, un partenariat liant son ministère à EDF ainsi qu’aux deux principales fédérations du bâtiment (la Capeb et la FFB). Selon les termes de l’accord, le fournisseur d’électricité (EDF) s’est engagé à allouer une enveloppe de 70 millions d’euros au financement d’une formation « économie d’énergie » pour les acteurs de la construction. La Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) et la FFB (Fédération française du bâtiment) participeront quant à elles à cet effort pour un montant de 26 millions d’euros.
Le partenariat ainsi conclu devrait permettre la formation et la mise à niveau de quelques 120.000 professionnels à l’horizon 2012. A cette occasion, les deux fédérations ont annoncé, pour chacune d’entre elles, la création d’un nouvel éco-label. Les professionnels qui auront suivi une formation en économie d’énergie pourront donc se prévaloir du label « Eco Artisan » s’ils sont affiliés à la Capeb et du label « Pros du bâtiment » s’ils sont adhérents FFB.
Outre cet engagement pour la formation des professionnels, le partenariat établi ce lundi prévoit la réactualisation complète des documents techniques produits et diffusés par le CSBT (Centre scientifique et technique du bâtiment). Instaurés il y a plus de 50 ans, ces documents également appelés les « Règles de l’Art » recensent chacune des règles régissant le secteur de la construction et ce quel que soit le domaine d’intervention ou le corps de métier (menuiserie, maçonnerie, étanchéité, isolation, travaux routiers, pose de fenêtres, etc.). Près de 15 millions d’euros devraient ainsi être alloués à la révision générale de cette « Bible du bâtiment » à laquelle la notion d’économie énergétique faisait cruellement défaut.
Bouygues Immobilier lance 6 000 logements labellisés BBC Effinergie

Anticipant la future « RT 2012 », la prochaine réglementation thermique concernant les logements neufs, les promoteurs passent dès maintenant le cap du BBC, Bâtiment Basse Consommation. A l’instar de Bouygues Immobilier qui commercialisera cette année 6 000 logements répondant aux normes du label BBC Effinergie. « Leur consommation d’énergie sera en moyenne de 50 kWh /m²/an en énergie primaire, soit une consommation divisée par 10 par rapport à un immeuble des années 90 et par 3 par rapport à un immeuble récent », indique le promoteur. Outre les qualités intrinsèques de confort et d’économies d’énergies, ces nouveaux logements permettent également à leurs acquéreurs d’obtenus des avantages fiscaux plus intéressants. Les propriétaires occupants peuvent ainsi profiter d’un crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt majoré à 40 % pendant 7 ans. Les investisseurs bailleurs peuvent bénéficier dans le cadre du dispositif Scellier d’une réduction d’impôt plus importante pour leur investissement locatif défiscalisant. De plus, le prêt à taux zéro pour les primo-accédants est triplé lorsqu’ils achètent un logement BBC à titre de résidence principale. Tout est donc mis en œuvre pour aider à la construction de logements écologiques, et les promoteurs ont donc vite emboîté le pas du Grenelle de l’Environnement.
Prix immobiliers : retour d’un cycle haussier à partir de 2012 selon Xerfi

La société d’études sectorielles Xerfi vient de publier un rapport de 320 pages sur les perspectives d’évolution d’ici 2015 du marché immobilier, sous le titre « Immobilier de logement à l’horizon 2015. Le retour d’un cycle haussier à partir de 2012 ». Selon Xerfi, « l’évolution à cinq ans va se caractériser par le maintien des prix à un haut niveau, certes inférieur aux sommets atteints en 2007, mais toujours au dessus de la moyenne de long terme. Cette tendance ne sera pas linéaire et le marché va amorcer une phase de croissance molle en 2010 et 2011. (…) Les années 2010 et 2011 apparaissent comme une phase de transition et non de rupture ».
Après la baisse des prix enregistrée en 2009, le marché immobilier est déjà réorienté à la hausse. Xerfi indiquait dans sa précédente étude que le recul des prix se situerait à environ 17 % jusqu’en 2010, mais « plusieurs facteurs vont empêcher une baisse plus brutale et continue des prix » selon la société d’études. Selon son analyse, le marché est soutenu par les transactions portant sur les biens de qualité « qui trouvent preneur plus rapidement ». Les vendeurs ayant intégré la baisse des prix, les secundo-accédants devraient progressivement revenir sur le marché, alors que les primo-accédants ont bénéficié de différents dispositifs, tels le prêt à taux zéro doublé et le Pass foncier dans le neuf. Surtout, les taux de crédit immobilier, redescendus à des niveaux historiquement bas, ont permis de resolvabiliser les acquéreurs.

Pour la période 2012-2015, Xerfi mise sur « une évolution en plateau à moyen terme ». Le volume des transactions devrait peu à peu retrouver un niveau équivalent à celui de la fin des années 90, soit près de 700 000 ventes par an. « Les prix vont cependant se maintenir à un haut niveau en déconnexion totale avec les fondamentaux de l’économie », indique Xerfi. En cause notamment, « le désir intact des ménages d’accéder à la propriété », « le décalage entre l’offre et la demande » et « les taux d’intérêt qui vont rester bas ». L’immobilier est ressenti plus que jamais comme une valeur refuge et la demande devrait croître sous l’effet d’une « poussée démographique du nombre de ménages va avoir lieu entre 2010 et 2015 ». Les taux d’intérêt devraient rester relativement peu élevés : « Les perspectives de croissance dans la zone euro sont faibles et le risque de dérapage inflationniste est peu probable. De plus, les banques n’ont pas intégralement répercuté la baisse de leurs coûts de financement sur les taux d’emprunt. Elles conserveront cette marge de manœuvre en cas de raréfaction de la demande », explique Xerfi.

Par conséquent, les prix des logements neufs devraient repartir à la hausse dès 2012, en raison notamment de la hausse du coût de la construction, renchéri par les obligations issues du Grenelle de l’Environnement, et de l’augmentation du coût des terrains : « La rareté des surfaces disponibles sera alimentée par les besoins des collectivités locales pour résorber le déficit en logements sociaux. Par ailleurs les grands propriétaires de foncier, tel Réseau ferré de France, tardent à céder leur patrimoine », indique Xerfi. Avec un léger décalage, « les ventes de logements neufs vont repartir à la hausse entre 2012 et 2015, pour retrouver un niveau proche d’avant la crise pour les appartements, légèrement inférieur pour les maisons ». D’autant que les promoteurs n’ont que très peu de stocks de biens à vendre : les investisseurs se sont rués sur les programmes pour bénéficier des avantages fiscaux du dispositif Scellier et les promoteurs face à la crise avaient stoppé net leur production. Résultat, les acquéreurs se tourneront vers les biens anciens pour devenir propriétaires, dont les prix augmenteront face à une demande forte.

L’Assemblée Nationale améliore le Diagnostic de Performance Energétique
En ce 11 Mai 2010, s’est clôturé avec succès l’examen sur le Grenelle de l’Environnement 2, adopté par une large majorité des députés. Ce projet de loi fondateur, constitué de 250 articles, aborde différents thèmes ayant tous rapport de près ou de loin avec le développement durable. Il s’inscrit dan la continuité du Grenelle de l’Environnement 1 voté en 2007, pour répondre aux attentes internationales en termes de protection de l’environnement.
Ainsi le secteur de l’immobilier et de la construction est touché par ces réformes et voit de nouvelles mesures légales, fiscales et sociales toucher ses domaines d’activité. Ces réformes s’axent donc principalement autour de la réduction de la consommation d’énergie des habitations en France, en proposant des « logements verts » (moins gourmands en énergie et plus performants).
Le DPE, alias Diagnostic de Performance Energétique, est la mesure phare de ce projet de loi. Il consiste à mesurer la consommation d’énergie d’une habitation, ces dernières classées en 7 catégories de A à G (A étant une habitation économe en énergie et G une habitation très énergivore). Ainsi le DPE est calqué sur le modèle du graphique de consommation d’énergie des équipements électroménagers ou des voitures.
Les mesures adoptées ayant trait au DPE sont :
- Le DPE doit avoir été effectué par le propriétaire avant même la mise en vente du bien concerné.
- Les vendeurs seront obligés de présenter le dossier de diagnostic technique du bien immobilier si l’acquéreur potentiel en fait la demande. Ce dossier sera constitué de l’ensemble des diagnostics immobiliers obligatoires.
- Le DPE sera opposable. Cette mesure adoptée par les députés permettra aux vendeurs de réfuter un DPE et de le contester en justice. Cette mesure risquera, à l’avenir, d’entrainer des couts supplémentaires pour les propriétaires qui devront non plus effectuer un simple DPE, mais un véritable audit de leur bien pouvant couter jusqu’à 1500 euros au lieu des 150 euros originel.
A l’inverse de multiples autres propositions furent rejetées par l’Assemblée Nationale, telles que :
- L’intégration au DPE des dépenses énergétiques des matériaux de construction (couts de production, de fabrication, d’acheminement, etc.).
- L’intégration au DPE de la production d’énergie renouvelables (éoliennes, panneaux photovoltaïques, etc.).
- L’indépendance des diagnostiqueurs effectuant le DPE vis-à-vis des spécialistes de l’immobilier (problème de conflits d’intérêt, de collusion, etc.). Cette proposition évoquée par la FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier) sera à l’avenir peut-être remise sur la table des négociations…
Source : Diagnostic immobilier
Eco-immobilier : des panneaux solaires pour les logements sociaux
Proposer à des ménages aux revenus modestes les bienfaits d’un mode de chauffage économique et écologique, telle est l’ambition d’un immeuble situé en plein coeur de Paris.
Moins d’un mois après l’adoption par l’Assemblée Nationale du Projet de loi Grenelle 2 (voir notre article), les projets mêlant immobilier et écologie semblent se multiplier au sein des grandes villes. Quand la ville de Dunkerque accueille la 6ème conférence européenne des villes durables, Lyon entreprend la démolition d’une première barre d’immeubles dans le quartier de la Duchère afin d’y établir un tout nouvel éco-quartier. La capitale n’est pas en reste puisque Paris accueillait très récemment une nouvelle génération de logements sociaux : le logement social durable.
En plein coeur du 18ème arrondissement, Boulevard de la Chapelle, le cabinet d’architecte Philippon-Kalt vient en effet de livrer son tout premier immeuble solaire. Les multiples panneaux solaires thermiques doublant la façade du bâtiment devraient permettre d’assurer la production de près de 40% des besoins en eau chaude des 17 logements sociaux (12 appartements et 5 maisons de ville). Côté performances énergétiques, « un système de contrôle permet de vérifier la performance du système de production d’eau chaude solaire », précise le cabinet d’architectes. L’isolation thermique semble également avoir fait l’objet de toutes les attentions, autorisant ainsi la création de « loggias privatives protégées des nuisances sonores du Boulevard de la Chapelle par des masques acoustiques formant claustra ». Pour un coût de 2,8 millions d’euros, ces 1.490 m² de logements destinés à des ménages disposant de peu de ressources peuvent se prévaloir de la certification THPE (Très Haute Performance Energétique).
L’initiative parisienne devrait certainement être du goût d’Yves Farge, président de l’Académie des Technologies et d’Inès Reinmann, experte en immobilier, tous deux chargés de la réalisation d’un rapport consacré à l’innovation écologique dans l’immobilier. Lancé à la mi-mai dans le cadre du Grenelle de l’environnement, ce rapport de recommandations s’attachera notamment à évaluer les démarches sociologiques, écologiques et techniques des éventuels projets ainsi que l’impact d’un diagnostic de performance énergétique au rôle récemment renforcé par les directives du Grenelle 2. Yves Farge et Inès Reinmann rendront leur copie à Philippe Pelletier, le président du comité stratégique du Plan Bâtiment Grenelle, à l’automne 2010.