Catégorie énergie solaire
La Fédération française du bâtiment crée le premier syndicat solaire
Si les particuliers devront très prochainement se mettre à l’heure du Grenelle de l’environnement en procédant notamment, le cas échéant, à la rénovation thermique de leur biens immobiliers, il en va de même pour les professionnels du bâtiment. Afin de répondre au mieux aux dispositions prévues par le Grenelle, la Fédération française du bâtiment (FFB) a donc pris les devants en annonçant, ce vendredi 25 juin 2010, la création du Groupement des métiers du photovoltaïque (GMPV).
Réunis à Lille à l’occasion du Congrès annuel de la Fédération française du bâtiment, les professionnels du secteur ont assisté, ce vendredi 25 juin, à la naissance du premier syndicat entièrement dédié à l’énergie solaire et au développement des panneaux photovoltaïques : le GMPV. L’annonce faite en présence de Valérie Létard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, a de quoi susciter l’approbation de tout un secteur d’activité puisqu’elle devrait permettre aux professionnels de la construction et de l’immobilier d’aborder le virage imposé par le Grenelle de l’environnement dans les meilleures conditions possibles.
Pleinement opérationnel dès le mois de septembre prochain, le Groupement des métiers du photovoltaïque (GMPV) concentrera son activité autour de deux axes principaux : le développement de la part des énergies renouvelables (grâce notamment à la démocratisation du panneau solaire) dans la consommation énergétique totale de la France (objectif de 23%) et la formation des professionnels dans le domaine du photovoltaïque. Sur ce dernier point, outre l’accent mis sur la formation, le GMPV espère accroître la maîtrise et les performances des futures installations photovoltaïques en mettant sur pieds toute une série de certifications.
Se félicitant de cette initiative, Valérie Létard, Secrétaire d’Etat au Développement durable mais également marraine du projet, soulignait que « ce nouveau groupement permettra de répondre justement aux attentes générées par le Grenelle. Il permettra aussi aux différents corps de métiers -électriciens, couvreurs, étancheurs, climaticiens, métalliers- de mieux travailler ensemble et de mieux répondre aux exigences des consommateurs, particuliers ou entreprises ».
Des panneaux solaires sur la Lune
La lune sera-t-elle transformée, dans un futur proche, en gigantesque centrale solaire ? Si l’idée semble à première vue incongrue, elle est toutefois sérieusement soutenue par Shimizu Corporation, une société japonaise spécialisée dans les projets architecturaux hors-normes.
Il y a de cela quelques années maintenant, une mystérieuse société américaine, la Lunar Embassy, proposait sur son site internet d’acheter des parcelles de terrain lunaire. Grâce à cette “agence immobilière” hors du commun, excentriques, rêveurs et mégalomanes en tout genre pouvaient espérer devenir propriétaires d’un bout du satellite de la Terre pour la modique somme de 61 euros l’hectare. Si la validité de tels titres de propriété n’a jamais été reconnue par aucune institution, la Lune continue toutefois d’alimenter les rêves les plus fous.
Baptisé Luna Ring, le projet présenté par la firme nippone Shimizu Corporation envisage de faire de la Lune une véritable batterie à énergie solaire. Des panneaux solaires « d’une largeur comprise entre quelques kilomètres à 40 kms s’étendrait comme une ceinture tout autour de l’équateur lunaire ». D’une longueur totale de 10.920 kilomètres, cette ceinture serait ainsi capable de recueillir la lumière du soleil afin de la restituer, sous forme d’électricité, à la Terre.
Dans le principe, l’énergie solaire récoltée par les énormes panneaux photovoltaïques disposés sur la Lune serait directement acheminée vers de gigantesques antennes (de 20 km de diamètre) situées dans la « ceinture » pour finalement être envoyée sur Terre sous forme de micro-ondes ou de puissants lasers. Des stations de réceptions construites sur Terre seraient alors à même de transformer cette énergie en électricité.
Si le projet Luna Ring permettrait, selon Shimizu Corporation, de pallier les aléas d’une météo capricieuse tout en fournissant de l’énergie renouvelable à toute heure et chaque jour de l’année, il semble toutefois voué à rejoindre la longue liste des projets certes innovants mais irréalisables attendant patiemment une concrétisation future.
A voir aussi : http://www.ventes-immobilieres.org/des-panneaux-solaires-sur-la-lune.html
Solar Decathlon : l’immobilier solaire français mis à l’épreuve
Promouvoir l’emploi de l’énergie solaire au sein de biens immobiliers, voilà l’objectif affiché par le concours Solar Decathlon Europe organisé cette année à Madrid et au cours duquel deux maisons solaires françaises seront présentées.
Concours se déroulant depuis 2002 aux Etats-Unis (tous les deux ans), le Solar Decathlon débarque pour la première fois en Europe, plus précisément à Madrid. Afin de « développer la transmission des savoirs et de la recherche dans le domaine des énergies renouvelables et notamment de l’énergie solaire », le Solar Decathlon soumet à l’appréciation d’un jury les projets de diverses universités, chacune devant présenter une maison ou tout autre bien immobilier utilisant exclusivement le soleil pour répondre à ses besoins énergétiques. Selon les termes de l’accord de coopération passé en 2007 entre les gouvernements espagnol et américain, l’évènement se tiendra cette année à Madrid du 18 au 27 juin prochain.
Lors de cette édition 2010, parmi les 21 projets engagés, la France aura la chance de compter deux représentants : l’Armadillo Box de l’Ecole Nationale d’Architecture de Grenoble (ENSAG) et le Napevomo de l’Ecole des Arts et Métiers de Bordeaux. Opposés à des maisons solaires venues des quatre coins du monde (Espagne, Etats-Unis, Brésil, Mexique, Allemagne, Chine, Angleterre, Israël et Finlande), les conceptions françaises devront répondre aux 10 critères dévaluation établis par le jury : architecture, installations solaires, bilan d’énergie électrique, innovation, durabilité, viabilité du marché, etc. Pour espérer l’emporter, l’Armadillo Box et le Napevomo (signifiant « Est-ce que tu te sens bien ? » en langue Cheyenne) devront, selon le principe du décathlon, récolter un maximum de points pour chacun de ces critères.
Le projet Armadillo Box : présentée par l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Grenoble, cette maison aux allures de tatou, fruit d’un travail de 18 mois, se veut être BBC (bâtiment basse consommation) et à énergie positive. Four, plaques de cuisson, machine à laver ou encore télévision, chaque équipement électrique de cette maison est alimenté en énergie par les 102 m² de panneaux solaires photovoltaïques disposés sur son toit. Il en va de même pour l’éclairage et la production de 40% de l’eau chaude sanitaire (le reste étant alimenté par des panneaux solaires thermiques de 3 m²).
Le projet Napevomo : ce nom cheyenne choisi par les élèves de l’Ecole des Arts et Métiers de Bordeaux fait « référence au profond respect que ce peuple amérindien vouait à la Nature ». Suivant cette ligne directrice, cette maison bioclimatique entièrement réalisée à partir de matériaux naturels (notamment du pin des Landes) devrait offrir un impact environnemental limité. Ouverture retraçant la course du soleil, domotique, toiture végétalisée ou encore murs composés de paraffine (restituant la nuit la chaleur emmagasinée le jour) sont autant d’atouts proposés par ce projet. Si le prototype de 46 m² peut alimenter chacun de ses équipements grâce à l’énergie solaire, « priorité est donnée à l’utilisation directe en chauffage de la production d’eau chaude solaire, une véritable avancée par rapport à l’utilisation actuelle du solaire qui se limite essentiellement à la production d’eau chaude sanitaire ».
Une offre photovoltaïque clefs-en-main pour les particuliers

Vous souhaitez installer des panneaux photovoltaïques sur votre toit ? Un investissement qu’il vaut mieux évaluer prudemment, tant sur les plans technique que financier notamment. Tenesol, société spécialisée dans l’énergie solaire, ouvre son offre de panneaux photovoltaïques aux particuliers. Le groupe propose ainsi une offre clé en main sans intermédiaire aux propriétaires de maisons individuelles. Pour l’instant réduite à la moitié Sud de la métropole, cette offre devrait s’étendre dès 2011 à l’ensemble de l’Hexagone. Développée en 6 étapes, la « TenesolBox » est une offre packagée comprenant l’étude du projet, son financement, la prise en charge des démarches administratives, la fabrication des panneaux, l’installation et enfin la maintenance. Trois kits préconçus de panneaux solaires sont proposés aux particuliers : 8 panneaux étalés sur 14 m² pour une puissance de 2kWc, 10 panneaux sur 17 m² pour 2,5 kWc ou enfin 12 panneaux sur 21 m² pour 3 kWc. Chacun devrait donc trouver kit à sa toiture !
Crédit photo : CC Qualit’EnR / PHOTON PLUS – Cédric LE QUELLENEC
L’éco-prêt à taux zéro et le crédit d’impôt vert : une véritable success story
C’est avec une fierté non dissimulée que Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, a annoncé, le 1er avril dernier, la signature du 100.000ème éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ). Si ce crédit dédié à la rénovation écologique d’un logement rencontre depuis son lancement un indéniable succès, ce n’est toutefois pas le seul dispositif oeuvrant pour une meilleure intégration environnementale de notre parc immobilier.
Le 1er avril 2010, en marge du lancement de la semaine du Développement durable (du 1er au 7 avril), en présence de Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Jean-Louis Borloo a profité de la signature symbolique du 100.000ème éco-prêt à taux zéro pour saluer « le succès de ce dispositif qui, lancé il y a moins d’un an, permet aux particuliers de financer des travaux d’économies d’énergie pour un logement plus économe, plus confortable et moins émetteur de gaz à effet de serre ». Selon le ministère du Développement durable, quelques 500 éco-PTZ seraient octroyés chaque jour.
Sans condition de ressources, l’éco-PTZ offre à chacun la possibilité d’améliorer énergétiquement son logement au travers d’une solution financière à moindre coût. Devant obligatoirement prévoir la réalisation d’un bouquet d’au moins deux types de travaux (isolation des fenêtres, isolation de la toiture, installation de panneaux solaires ou d’une pompe à chaleur, etc.), le propriétaire du bien immobilier peut ainsi bénéficier d’un prêt maximal de 20.000 (si le choix est de deux types de travaux) ou 30.000 euros (pour 3 types de travaux). Sans aucun taux d’intérêt, l’éco-prêt à taux zéro peut être souscrit pour une durée variant de 3 à 10 ans.
Pour réduire l’impact écologique de son logement, les solutions accessibles aux particuliers ne se limitent pas au seul éco-prêt à taux zéro. Ce dernier est en effet cumulable avec le crédit d’impôt « développement durable ». Ce crédit d’impôt vert permet une déduction du coût d’achat de divers équipements entrant dans le cadre de l’isolation d’un logement, de sa régulation thermique ou encore de l’utilisation d’énergies renouvelables (énergie solaire, éolienne, etc.). Variant de 25 à 50% du prix d’acquisition en fonction de l’installation choisie, cette déduction d’impôt se voit toutefois plafonnée à 8.000 euros pour une personne seule et 16.000 euros pour un couple. A noter que le crédit d’impôt « développement durable » n’est effectif que jusqu’au 31 décembre 2012 mais peut englober le coût de réalisation d’un diagnostic immobilier DPE (diagnostic de performance énergétique).
Le photovoltaïque s’emballe, le solaire thermique déprime
En matière d’énergie solaire, le soleil ne brille pas de la même façon pour tous. En France, le marché des équipements solaires thermiques, qui transforment la chaleur du soleil en énergie, vient ainsi d’enregistrer sa première baisse en dix ans.
Solaire : les tarifs de rachat de l’électricité revus à la baisse
Anticipant une baisse des tarifs de rachat de l’énergie solaire par EDF, des milliers de spéculateurs ont déposé des dossiers fin 2009. Le gouvernement a dû changer les règles afin d’éviter une hausse de 10 à 11 % de la facture d’électricité des Français.
Logements sociaux écologiques à Paris
Logements sociaux à Paris : place à l’immobilier écologique ! À l’heure où construire des logements écologiques devient primordial, la capitale française s’est récemment dotée de nouveaux logements sociaux durables. Après l’adoption du projet de loi Grenelle 2, les projets immobiliers privilégiant l’utilisation d’énergies renouvelables se multiplient et les grandes villes comme Lyon prévoient même d’édifier des écoquartiers.
L’éco-immobilier investit Paris
Dans le 18e arrondissement, un logement nouvelle génération a récemment fait son entrée. Il s’agit du premier logement social durable de la capitale utilisant de l’énergie solaire. Cet immeuble écologique est l’oeuvre du cabinet Philippon-Kalt. La façade de cet édifice est couverte de panneaux solaires thermiques destinés à couvrir les besoins en eau chaude des appartements. Selon les estimations, ces panneaux devraient produire jusqu’à 40 % d’énergie.
Au total, le Boulevard de la Chapelle offre 17 logements sociaux. 5 maisons et 12 appartements sont proposés aux ménages à revenu modeste. Ces derniers pourront bénéficier des avantages d’un chauffage économique et écologique ainsi que d’une habitation de qualité, le tout à un loyer accessible. Cette construction étant située au coeur de la ville, le cabinet d’architecte n’a pas omis d’optimiser son isolation sonore. Ainsi, les logements sont équipés de loggias protégées par des masques acoustiques.
Des logements certifiés THPE
Grâce à ce projet, les ménages à faible revenu pourront concilier qualité de vie et respect de l’environnement. En tout, les logements sociaux solaires de Paris offrent une surface habitable de 1 490 m2. 2,8 milliards d’euros ont été injectés dans ce projet. Le résultat est plutôt satisfaisant : les logements sont certifiés Très Haute Performance Energétique (THPE). Un bon point pour la capitale après l’adoption du projet de loi Grenelle 2 présentant des mesures pour l’immobilier, que ce soit sur le plan fiscal, la règlement thermique ou le diagnostic de performance énergétique.
Après cette initiative louable, on ne peut qu’espérer la réalisation de projets similaires aux quatre coins de la France. D’ailleurs, un rapport sur l’innovation écologique appliquée au secteur de l’immobilier devrait être rendu au président du Plan Bâtiment Grenelle avant la fin de l’année. L’analyse portera en premier lieu sur l’évaluation des démarches techniques, écologiques et environnementales des projets immobiliers. Le rapport sera conjointement réalisé par Yves Farge et Inès Reinmann.
Capter l’énergie solaire autrement
Capter l’énergie solaire autrement qu’avec les dispositifs classiques de panneaux solaires photovoltaïques est désormais possible. En effet, de nombreux propriétaires sont embarrassés pour trouver une surface assez vaste pour implanter ces dispositifs de fourniture d’énergie. La technologie ne cesse d’évoluer et les chercheurs ont mis au point deux systèmes innovants, à savoir la tuile solaire et la peinture solaire.
La tuile solaire
La tuile solaire peut être utilisée à des fins thermiques ou photovoltaïques. Elle permet de capter l’énergie solaire autrement, en exploitant la surface du toit pour produire une source renouvelable, disponible à longueur d’année et qui ne pollue pas. Les cellules photovoltaïques se chargent de convertir le rayonnement solaire en électricité pour couvrir les besoins des usagers.
La tuile solaire peut être installée directement sur les liteaux de la toiture, sa configuration ayant été étudiée pour s’adapter à la majorité des tuiles classiques proposées sur le marché. Elle peut être utilisée pour une nouvelle construction ou une rénovation puisqu’elle peut s’intégrer parfaitement à tous les types de toit.
En marge de la qualité exceptionnelle du dispositif, en termes d’esthétique et de performance énergétique, l’option pour la tuile solaire offre également des conditions de sécurité optimales, les travaux d’installation électrique étant réalisés sous la couverture de l’habitat. Certains fabricants garantissent la puissance de sortie de l’énergie sur une durée de 25 ans.
La peinture solaire
Capter l’énergie solaire autrement, au moyen de la peinture solaire constitue une véritable innovation dans le domaine de la production énergétique. Cette technique est certes en phase de perspective à l’heure actuelle, mais les chercheurs ne tarderont pas à mettre au point ce système qui est très attendu par les usagers. Le procédé consiste à utiliser du plastique polymère. La peinture solaire est composée de minuscules éléments semi-conducteurs, puis apposée sur des rouleaux de papier aluminium qui sont ensuite découpés pour former des panneaux solaires.
La souplesse d’emploi du dispositif lui permet d’être adapté aux murs, aux toitures, une extension pour le papier peint ou les meubles étant déjà envisagée. La peinture solaire peut être enduite sur une très vaste surface et son coût revient nettement moins cher par rapport aux installations solaires classiques.
Réaliser des économies et contribuer à la politique de développement durable en utilisant une énergie non fossile est actuellement à la portée de tous, grâce à la tuile solaire et à la peinture solaire. Optez donc pour capter l’énergie autrement qu’avec les panneaux traditionnels !

