Catégorie gaz naturel
Conseils pratiques pour éviter les arnaques immobilières
L’achat ou la vente d’un bien immobilier est une étape importante qui engage une forte somme, de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour une seule transaction. Cette forte somme mise en jeu attise l’appétit des moins honnêtes, et nombreux sont les victimes qui se sont déjà fait arnaquées et se sont ainsi vues dépossédées d’une partie ou de la totalité de leur avoir, qu’elles soient vendeurs ou acheteurs. Voici quelques conseils de base pour éviter les formes d’arnaque les plus courantes.
Ne rien payer avant d’avoir procédé à des vérifications minutieuses
Comme le dit l’adage, prudence est mère de sûreté. Cette sagesse est d’autant plus vraie qu’une transaction immobilière engage une somme importante auprès de la personne qui l’entreprend. Qu’il s’agisse d’une transaction de particulier à particulier ou avec une agence immobilière, la première règle d’assurer la solvabilité de l’interlocuteur. Il ne faut pas hésiter à demander des informations concernant la personne, morale ou physique, tant que cette démarche préliminaire avant toute négociation concerne la sécurité de la transaction. Il est arrivé que des personnes mal intentionnées proposent à la vente une maison dont ils ne sont pas propriétaires, mais où ils ont accès.
Pour prévenir tout risque, le mieux est de prévoir un acte de vente notarié, la seule méthode qui décourage à coup sûr les malfrats. Lorsque vous vendez votre maison ou votre appartement, il arrive également que des chèques proposant des offres bien supérieures au prix proposé vous parviennent. Très tentante, cette démarche masque dans la majorité des cas une arnaque, puisque celui qui a envoyé le chèque vous proposera de restituer l’excédent par voie bancaire ou tout autre type de transfert d’argent et promettra de venir signer le contrat plus tard.
Vérifier la salubrité et les données du bien en cours de transaction
L’arnaque relevant de l’état du bien immobilier mis en vente vise à masquer des malfaçons et des non-respects de normes. Le cas échéant, votre sécurité ou votre santé peut être mise en danger. Afin de pallier ces lacunes, l’Etat impose désormais plusieurs diagnostics obligatoires qui garantissent l’intégrité du bien. Vous êtes en mesure de demander un diagnostic plomb, amiante, termites et gaz naturel. L’absence de ces documents entraîne la responsabilité du vendeur en cas de vice caché. Par mesure de précaution, il est vivement conseillé de réclamer les pièces justificatives attestant les différents diagnostics et d’associer les documents à l’acte de vente.
La Loi Carez de 1997 impose également la mention de la surface exacte du bien immobilier qui fait l’objet de la transaction. Dans le cadre de l’achat d’une copropriété, il est primordial de vérifier les charges inhérentes à l’entretien des espaces communs, du chauffage, des évacuations sanitaires, des frais de gardiennage s’il y a lieu, des frais d’entretien. Il arrive souvent que les personnes oublient de réclamer ce gros détail, et que par manque de sincérité, le vendeur omet également de le présenter. Ces charges peuvent pourtant représenter une charge annuelle considérable qui risque d’alourdir le budget familial.